Il y a quelques jours, nous lancions le Projet Nour. L’idée ? Acheter un local, une maison, en Ile-de-France, pour abriter et faire grandir toutes les initiatives visant à améliorer le quotidien des communautés musulmanes en France. Imaginez ce que l’on pourrait faire dans un tel lieu ! Héberger les associations qui travaillent sur ces sujets, organiser des ateliers, des conférences, des projections, des formations, en toute autonomie, sans craindre qu’une tierce personne ne les annule en raison d’une barbe trop longue ou d’un voile trop présent, et disposer, enfin, d’un studio média pour filmer et enregistrer des émissions. Dès le lancement, vous avez été des centaines à manifester votre enthousiasme et à participer à la collecte initiée pour financer le projet. Vous avez été plusieurs aussi, à nous poser des questions, sur le fond et la forme. Nous y répondons dans cette F.A.Q (sous la vidéo) ! Elle sera régulièrement mise à jour afin de continuer à apporter des réponses à vos interrogations les plus courantes.

Pourquoi c’est si cher ?

On est partis sur le choix d’un lieu sur Paris-Ile de France, afin de faciliter les rencontres à l’échelle nationale, être accessible de toutes les régions et en prenant en compte le fait que ce lieu doit aussi permettre d’accueillir un média et des rendez-vous institutionnels. Or ces activités doivent être en proximité directe avec la capitale : la majorité des invités, des élus, des personnalités que nous inviterons ne feront tout simplement pas le trajet. C’est la raison principale pour laquelle toutes les grandes organisations et tous les médias les plus suivis ont leurs locaux sur Paris ou en proximité immédiate. Donc on retrouve les prix moyens de la capitale : 150 m2 environ * 10 000 Euros du m2 -> 1,5 millions Euros. C’est effectivement une somme importante, mais elle est à la fois une économie de loyers, une sécurité pour les associations musulmanes et un investissement de long terme pour l’intérêt collectif.

Est-ce que vous avez déjà trouvé ? sinon, pourquoi vous collectez ?

On a une idée précise du type de lieu et d’emplacement que l’on privilégie, avec quelques biens en vue, mais nous n’avons pas signé de contrat sur un lieu en particulier, pour une raison simple : on ne voulait pas engager financièrement une décision ou l’argent de l’association avant d’avoir collecté une part significative du budget, au risque de perdre l’argent déposé en acompte, qui appartient à tous les donateurs. Donc dès que nous aurons atteint un palier avancé du budget à collecter, nous pourrons nous positionner sur un bien. C’est aussi pour nous l’occasion d’expliquer et de faire murir le projet, sur la base de vos idées et de vos souhaits, afin qu’il soit le plus fédérateur possible.

Pourquoi sur Paris et pas en région ou en banlieue ?

C’est un choix méthodique basé sur l’emplacement et les objectifs que doit permettre d’accomplir ce lieu. Nous avons déjà collectivement de nombreux lieux de culte et d’instituts islamiques en banlieue et c’est très bien comme cela. Même chose en région, avec des centaines de projets que nous soutenons collectivement par nos dons, qui se développent au fil du temps. Ils répondent à un véritable besoin et accueillent bien volontiers des rencontres et des évènements. Mais nous n’avons aucun lieu d’importance sur Paris, accessible aux associations musulmanes et permettant d’accueillir des équipes professionnelles, des réunions, des rencontres publiques ou des formations, ce qui nous rend dépendant de locations parfois précaires et coûteuses. Il est pour nous temps de doter les musulmans d’une infrastructure qui leur manque. C’est tout le sens de ce projet.

C’est pas trop petit ?

Comparé à des projets d’instituts et de lieux de culte en région, effectivement ça peut sembler « petit », mais le prix du m2 varie de 1 à 10 entre Paris et certaines régions. C’est pourquoi nous avons choisi une taille intermédiaire de 150 m2, ce qui pour Paris-Ile de France est déjà une surface conséquente. Par ailleurs, les lieux seront modulables et évolutifs tout au long de la semaine, pour tirer meilleur parti de la surface, là où des structures disposant de plus de surface auraient plutôt opté pour des espaces dédiés à chaque sujet. Avec un bon aménagement et une bonne décoration, le projet Nour répondra aux principaux besoins, sans se lancer dans une acquisition au coût pharaonique.

À quoi ça va servir ?

Principalement trois choses :

1) accueillir les équipes professionnelles de la Plateforme et des associations partenaires, tout au long de la semaine.

2) Le weekend, des conférences et des ateliers pour le grand public.

3) Le soir, des cours, des formations ou des émissions, via le média de la plateforme grâce à un aménagement studio. Comme on le voit, ces trois utilisations s’inscrivent parfaitement dans le plan de développement annoncé par la plateforme (notamment le média) et bénéficient à tous, pour les associations comme pour le grand public.

Est-ce que c’est une priorité, au lieu de financer les mosquées ?

Ça va de pair. Il ne faut pas choisir entre les deux et gérer ces deux priorités avec la même implication. Oui, il nous faut des lieux de culte dignes et al hamdulillah, il y a partout en France des mosquées ou des projets de mosquées en cours de réalisation, mais il nous faut aussi des lieux d’organisation et de rencontre, pour mener des projets et accueillir des équipes. La mosquée ne peut pas seule répondre à tous ces besoins. Or les projets de la Plateforme doivent justement servir aussi les associations et les mosquées : ils doivent être menés de manière sérieuse et professionnelle, dans un vrai cadre de travail. C’est notamment pour cela que les grandes associations généralistes se sont toutes dotées de locaux stables et pérennes. C’est pourquoi nous souhaitons équiper les musulmans d’un lieu qui leur appartient, de manière autonome et pérenne, sans dépendre de personne.

Pourquoi ne pas louer au lieu d’acheter ?

Pour trois raisons principalement :

1) Les locations sont très coûteuses, notamment sur Paris. Lorsqu’il s’agit d’évènementiel ou de rencontres, ces prix deviennent exorbitants. Il nous semblait, en achetant, que l’argent des musulmans serait mieux utilisé sous la forme d’un investissement plutôt que « dépensé » en location, sur le long terme.

2) Les locations sont précaires, car de nombreux bailleurs ou loueurs de salles sont réfractaires à travailler avec des associations musulmanes. On ne compte même plus le nombre de contrats ou de salles annulées à la dernière minute, sous pression de groupes racistes. Ce n’est pas notre manière de voir les choses, pour l’avenir des musulmans. Il nous faut donc un lieu où nous sommes chez nous, en sécurité et non en précarité.

3) C’est le sens de l’Histoire, à partir du moment où on se place dans une optique de long terme, il faut « construire notre maison » symboliquement, en acquérant un lieu qui nous appartient à tous. Ce sera non seulement un investissement de long terme, autonome financièrement, mais aussi un héritage que nous laisserons aux générations futures, qui pourront bénéficier du rayonnement de ce lieu.

Cela va faire 20 jours que les musulmans ont accueilli le mois de ramadan. Cette année, ce mois béni a été précédé d’une crise sanitaire majeure qui a obligé les fidèles et les responsables religieux à aménager et réajuster certaines de leurs habitudes. Parmi elles : l’usage des lieux de culte, les prières collectives, les repas en famille mais aussi les très nombreuses initiatives de solidarité qui, chaque année, accompagnent le mois de ramadan. Les mosquées, entre autres, ont dû s’adapter pour poursuivre leurs missions notamment en termes d’aide alimentaire. Pour en parler, nous avons interrogé Enis Chabchoub, le président de l’association des Musulmans de Noisy-le-Grand.

La plateforme : Cela fait plusieurs années que vous menez des actions de solidarité durant le mois de ramadan. Cette année, le contexte était particulier… Qu’est-ce qui a changé pour vous ?

Enis Chabchoub : Beaucoup de choses, notamment en ce qui concerne l’aide alimentaire. À Noisy-le-Grand, nous avions l’habitude de demander aux familles de préparer des repas et de les amener à la mosquée, pour ensuite faire une distribution après la prière du Maghreb. La mosquée du Champy distribuait en moyenne 100 repas par jour et celle du Pavé neuf, une quarantaine en moyenne. Afin d’éviter les manques ou surplus de nourriture, nous avions mis en place un planning pour que les gens puissent s’inscrire et annoncer ce qu’ils allaient apporter. C’est ce qu’on faisait principalement au quotidien après chaque iftar. Puis pour la fin du ramadan, notamment pour Zakat al Fitr, il y avait une distribution de paniers alimentaires et une aide financière pour les familles qui étaient dans le besoin. Néanmoins, cette année à cause du covid-19, il y a pas mal de familles qui se sont retrouvées dans le besoin. On a donc ouvert cette possibilité de faire des colis alimentaires en plus des repas de rupture du jeûne. Donc des gens peuvent nous faire dons de denrées alimentaires et quand les familles viennent, on leur prépare un panier. C’est face aux difficultés que rencontrent les familles que nous avons pris l’initiative d’ouvrir cette possibilité dès le début du ramadan.

La plateforme : Justement, en parlant des difficultés rencontrées par de nombreuses familles, comment les fidèles vivent ces situations, à la fois les impacts de cette crise sanitaire et le fait de vivre un ramadan confiné ?

Enis Chabchoub : Il y a tellement de niveaux. Pour les personnes âgées, les prières quotidiennes ponctuaient vraiment les journées… et là, c’est vrai qu’être confiné à la maison, c’est assez dur pour elles. Il faut savoir que la prière à la mosquée leur permettait de sortir un peu du domicile et d’avoir une occupation. Donc, il y a une vraie difficulté humaine pour ces gens. À cela s’ajoutent les besoins, les manques financiers. Cette crise a clairement renforcé les inégalités sociales. On le voit : les pauvres sont vraiment beaucoup plus pauvres et ceux qui étaient ric-rac le sont encore plus. Il y a aussi ces familles dont les enfants mangeaient à la cantine, pour des petites sommes, 1 euro, 1 euro 50, et pour lesquels ça constituait parfois le seul vrai repas de la journée. Et bien là, avec le confinement, ça devient un gouffre pour certains ménages, notamment pour ceux qui travaillaient et qui avaient des primes en plus de leurs bas salaires. Aujourd’hui, il n’y a plus de primes et le chômage partiel ne résout pas vraiment les problèmes financiers… Donc voilà, c’est dans ce contexte social qu’on intervient. Et forcément, on a beaucoup de demandes, beaucoup d’appels à l’aide. On a même eu des demandes venant de non-musulmans. Évidemment, comme on ne fait aucune distinction de religion, de race, ou de quoi que ce soit d’autre entre les bénéficiaires, on a répondu favorablement, que ce soit pour des iftars ou des colis alimentaires.

La plateforme : Comment se déroulent les distributions de ces aides dans le contexte que nous connaissons ? 

Enis Chabchoub : Cette année, comme on ne peut pas faire d’iftar dans les mosquées, du fait de la crise sanitaire, on distribue.  Dans chacune des deux mosquées, il y a 100 à 110 repas qui sont préparés chaque soir. Il y a des soirs, par exemple, où nous sommes allés jusqu’à 160 repas préparés mais on essaie, en général, de rester autour des 100 repas. On augmente en fonction de la demande. Les colis alimentaires sont remis au fur et à mesure… ça passe beaucoup par du bouche à oreille. On a toujours des colis prêts dans les mosquées pour être sûr que quand une famille se présente, on puisse lui donner. Quant à l’aide financière, je pense qu’on commencera à la fournir début mai. Pour ce faire, on va procéder en demandant les RIB aux familles qui ont besoin d’un soutien, puis leur virer la somme nécessaire directement depuis la cagnotte que nous avons lancée et sur laquelle nous continuons de récolter des dons.

La plateforme : Combien de bénévoles sont mobilisés en tout ?

Enis Chabchoub : Dans chacune de nos deux mosquées, Champy et Pavé du neuf, il y a à peu près 15 à 20 bénévoles à chaque fois. Cela comprend aussi bien les bénévoles de l’équipe cuisine que ceux qui préparent les paniers repas. On a aussi les personnes qui se chargent de la sécurité à l’extérieur pour maintenir les distances et orienter les gens. Enfin, nous avons les bénévoles qui réceptionnent les colis alimentaires et les distribuent.

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L'Iftar solidaire s'organise à Noisy-le-Grand

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Publiée par Musulmans de Noisy le Grand sur Dimanche 26 avril 2020

Durant cette période de déconfinement progressif en plein mois de Ramadan, les musulmans de France continuent à faire tout ce qu’ils peuvent pour respecter les prescriptions formulées par le gouvernement, tout en pratiquant leur religion dignement.

Ainsi, le jeûne et les prières habituelles sont pratiquées au domicile et le mois béni de Ramadan, habituellement synonyme de rencontres familiales et fraternelles, de prières collectives très suivies et de mosquées remplies… est devenu un mois du confinement, où nous avons tous redoublé d’efforts pour remplacer la joie des moments partagés par le retour intime vers Dieu, pour transformer l’épreuve en opportunité.

Si nous avons accepté de faire tant de sacrifices, si les mosquées et les associations sont restées vides alors que le mois de Ramadan est central dans leur activités, si les familles sont restées séparées, si les gens sont restés chez eux même quand leur situation personnelle en pâtissait, si nous sommes restés loin de nos frères et sœurs, de nos parents et de nos lieux de culte… c’est pour sauver des vies.

Les musulmans ont ainsi, comme toute la population, contribué à l’effort national sur le plan sanitaire, alors même que le mois de Ramadan est pour eux un moment d’une importance particulière. Les organisations musulmanes ont été en première ligne des associations solidaires sur le terrain, pour aider tout le monde sans distinction, tandis que les habituels racistes attendaient avec délectation de pouvoir s’indigner de quelque manquement observé. Ils en sont hélas pour leurs frais. Et avec eux tous les commentateurs et polémistes qui dépendent structurellement de la stigmatisation des musulmans pour exister, réduits à un chômage technique presque salutaire.

Dans ce contexte, nous apprenons que le déconfinement sera appliqué d’une manière à ce que les différents cultes puissent célébrer leurs fêtes religieuses dignement… sauf pour les musulmans.

En effet, le calendrier prévu par le gouvernement autorise la reprise des cérémonies en congrégation qui auront lieu du 28 au 30 mai pour Chavouth et le 31 mai pour la Pentecôte, mais pas pour Aïd El Fitr, alors même que celui-ci doit se dérouler seulement quelques jours auparavant.

Ce traitement différencié des musulmans en France est presque devenu une habitude. Il est inacceptable, incompréhensible, injustifiable.

Que l’on soit clairs : nous sommes ravis pour nos concitoyens juifs et chrétiens qui pourront ainsi pratiquer leur culte dignement, car nous savons la tristesse et la difficulté d’être privés de telles occasions. Mais de deux choses l’une, au niveau du gouvernement :

  • soit il fallait fixer une date claire et ferme, que toutes les communautés religieuses auraient dû respecter strictement, de manière égalitaire.
  • soit il fallait organiser un déconfinement adapté, de manière à ce que chaque culte puisse reprendre ses activités en congrégation progressivement, comme ce sera le cas pour les chrétiens et les juifs de France. Et dans ce cas, pourquoi les musulmans seraient privés et exclus d’un tel dispositif ?

C’est ici le principe et la manière de faire qui sont mis en cause.

Le principe, qui consiste à traiter de manière différente des communautés religieuses.

La manière de faire, qui s’opère sans concertation avec les structures de terrain et aboutit à une confusion totale et à une injustice manifeste.

Dans le même temps, si l’Aïd el Fitr était permis en congrégation, les mosquées et les associations auraient dû trouver des solutions pour reprendre les prières collectives sans mettre en danger les fidèles, notamment les plus âgés. Mais c’est ce qui était déjà prévu, tandis que nous organisions à notre échelle durant les derniers jours un plan de déconfinement progressif et concerté avec les mosquées.

Donc la position de la Plateforme L.E.S Musulmans est la suivante :

1. Nous dénonçons fermement et sans la moindre ambiguïté la différence de traitement dont font l’objet les musulmans de France, qui s’ajoute à une longue série de manquements dans la relation au culte musulman, faite jusqu’ici de contrôle et d’injonction, sans concertation réelle ni relation avec les structures de terrain choisies par les musulmans.

2. Nous invitons les associations et les familles musulmanes à ne pas organiser des prières en congrégation pour l’Aïd et à faire l’effort, par responsabilité et par protection de nos aînés, de fêter cette magnifique occasion autrement. Nous sommes conscients du sacrifice que cela représente, mais nous devons faire preuve de beaucoup de discernement et de discipline, afin de ne pas faire courir le moindre risque de contamination de nos fidèles ou de relance de l’épidémie.

Enfin, à l’entrée des 10 derniers jours du mois de Ramadan, nous adressons aux musulmans tous nos vœux et nos encouragements. Ce sont pour nous des moments d’une ferveur particulière. Que Dieu accepte notre jeûne et nos invocations. Qu’Il préserve nos familles et nos proches et qu’en acceptant de fêter Aïd el Fitr dans nos maisons, Il nous permette de fêter Aïd el Kebir tous ensemble.

Depuis le début du mois de ramadan, plusieurs mosquées et associations proposent des distributions et/ou livraisons de repas pour aider les personnes démunies, quelles qu’elles soient, à se nourrir en ces temps particulièrement difficiles. Afin de faciliter la diffusion de cette information, et de donner de la visibilité à ces différents points de restauration, nous avons repris et complété une liste qui circulait sur les réseaux sociaux. Nous avons essayé de recenser ces initiatives bien au-delà de l’Ile-de-France. Elle sera régulièrement mise à jour.

N’hésitez pas à partager cet article autour de vous.

On en profite pour féliciter et remercier, du fond de cœur, tous les bénévoles qui rendent possibles ces initiatives de solidarité. Qu’Allah les comble de bienfaits !

Si vous souhaitez les aider, vous pouvez aussi prendre contact avec chacun de ces structures pour faire des dons alimentaires ou financiers mais aussi proposer votre aide.

Par ordre alphabétique, département par département.

AIN

Oyonnax
La Grande Mosquée Arrahma d’Oyonnax confectionne et distribue des colis alimentaires aux familles précaires et habitants du foyer de la ville.
Téléphone : 04 74 77 97 79

HAUTS-DE-FRANCE

Maing et Valenciennes

La mosquée El-nour de Maing a mis en place une permanence pour récupérer des dons alimentaires au profit de l’association Entraide et Dignité de Valenciennes. La permanence est ouverte durant tout le mois de ramadan, de 17h à 18h et tous les vendredi/samedi de 18h à 19h, à compter du vendredi 1 Mai.
Les dons peuvent aussi directement se faire au sein des locaux de l’association Entraide et Dignité de Valenciennes qui elle organisent une permanence tous les mardis de 11h à 16h.

Adresse mosquée : 36, rue des Bergeronnettes – Maing
Adresse association : 55, rue du Faubourg de Paris – Valenciennes
Téléphone : 07 67 64 16 12

HAUTS-DE-SEINE

Clamart
La mosquée de Clamart organise des distributions de colis alimentaires aux personnes dans le besoin. Le mieux est de prendre directement contact avec les responsables de la mosquée.
Téléphone : 06 49 23 48 71

Colombes
Tous les soirs, les bénévoles de la mosquée Mohammed V confectionne des iftars qui sont à emporter de 18h à 19h30.
Adresse : 19-21 rue d’Épinay – 92700 colombes
Téléphone : 01 47 84 86 75

Gennevilliers
Chaque jour, de 17h30 à 20h, la mosquée Ennour organise une distribution de repas. Le lieu de rendez-vous est donné derrière le lieu de culte (à l’entrée du gymnase).
La réception des dons se fait entre 14h à 17h
Adresse : 81 rue Paul Vaillant Couturier – 92230 Gennevilliers

Nanterre
L’association « Dir el kheir » à Nanterre distribue, tous les jours, des repas (iftars + colis alimentaires). Celles et ceux qui en ont besoin peuvent passer les récupérer à l’espace Chevreuil, en face du Théâtre des Amandiers.
Tous les jours, à partir de 18h00.
Téléphone : 06 59 45 68 93

Toujours à Nanterre, l’institut ibn Badis – soutenu par 17 commerces ! – organise chaque jour une distribution de repas, entre 17h30 a 19h30.
Les personnes souhaitant aider à la préparation des repas peuvent se porter volontaires en contactant l’institut.
Adresse : 227, avenue Georges Clemenceau – 92000 Nanterre
Téléphone : 06 28 53 69 89

HÉRAULT

Lunel

Chaque soir, la mosquée de Lunel prépare et offre des repas de rupture du jeûne aux personnes précaires ou démunies.
Adresse : 118 ch. de la Vidourlenque – 34400 Lunel
Téléphone : 09 50 30 49 45

LOIRE-ATLANTIQUE

Nantes

Chaque semaine, la mosquée Aïcha organise, en partenariat avec l’association Le Devoir d’Agir, une distribution de colis alimentaires à celles et ceux qui en ont besoin.
Téléphone : 06 24 24 49 53

NORD

Lille
L’association Humanit’aide distribue des colis alimentaires aux étudiants précaires et isolés, aux réfugiés et aux personnes en errance.
Téléphone : 07 82 97 53 09

OISE

Creil
La mosquée Essalam de Creil confectionne et distribue des colis alimentaires aux personnes qui en ont besoin.
Téléphone : 07 68 41 28 68

PARIS

19e arrondissement
L’association « Une chorba pour tous » organise une distribution de repas (350 à 500 repas) à emporter devant le local.
Adresse : 108 rue curial – 75019 paris – Métro 7 Corentin Cariou
Téléphone : 01 40 36 17 50

20e arrondissement
Chaque soir, à 19h30, l’association « Amatullah » distribue des repas devant le cimetière du Père Lachaise.
Téléphone : 06 51 71 05 42

RHÔNE

Villeurbanne
Durant tout le mois béni de ramadan, la mosquée la Madrassa assure, dans ses locaux, la distribution gratuite de repas de 17h30 à 20h00. Les repas peuvent aussi être livrés sur les secteurs de Vaulx-en-Velin & Bron.
Adresse : 39/41, allée du Mens – 69100 Villeurbanne.
Téléphone (homme) : 06 20 03 50 66
Téléphone (femme) : 06 46 37 58 21

SEINE-SAINT-DENIS

Noisy-le-Grand
Les mosquées du Champy et du Pavé Neuf organisent, chaque jour, la distribution de repas et de colis alimentaires, entre 18h30 et 19h45. Si vous souhaitez faire des dons alimentaires, vous pouvez les déposer tous les jours entre 16h et 18h.
Adresse : Mosquée de Champy – 4, rue de la Butte Verte – 93160 Noisy-le-Grand
Adresse : Mosquée du Pavé Neuf – 8, rue de l’Université – 93160 Noisy-le-Grand

Saint-Ouen
La grande mosquée de Saint-Ouen organise, chaque jour, de 18h à 20h, une distribution de repas dans ses locaux. Si vous souhaitez faire des dons alimentaires, vous pouvez les déposer tous les jours entre 12h à 17h.
Adresse : 5, rue des docks – Saint-Ouen

VAL D’OISE

Chaque soir, la mosquée Assalam d’Argenteuil organise un iftar sur son parking. Ses bénévoles préparent et livrent également les habitants d’un des foyers de la ville.
La réception des dons se fait tous les jours, entre 12h et 17h.
La distribution des repas a lieu tous les jours entre 18h à 20h.
Adresse : 5, avenue du Parc – 95100 Argenteuil.

VAUCLUSE

Avignon
La mosquée El Boukhari offre des repas de rupture du jeûne et les livre directement aux domiciles des plus démunis. Si vous souhaitez vous inscrire ou si vous connaissez des familles en difficulté dans la ville, il faut directement contacter les bénévoles.
Téléphone : 04 90 87 11 02

YONNE

Sens
Du lundi au jeudi, entre 20h et 20h30, l’association Amana Unity organise la distribution d’iftars-box : des repas de rupture du jeûne pour les personnes dans le besoin.
Adresse : 2 bis rue André Gâteau – face parking Jacobins – 89100 Sens

YVELINES

La Verrière
La mosquée de La Verrière organise une distribution de repas chaque jour dans ses locaux. Il y a besoin de bénévoles pour aider à la préparation !
Adresse : 1 allée des Chênes -78320 La Verrière
Téléphone : 07 77 99 17 20

Mantes-la-Jolie
L’association « Mantes Solidarité » organise la distribution de colis alimentaires aux familles dans le besoin et prépare, chaque vendredi, des repas chauds que ses bénévoles livrent en différents points (foyer, hôtels sociaux, parvis de la Collégiale..)
Téléphone : ‪07 69 23 08 81‬

Il y a un an, nous lancions l’idée d’un média qui serait animé par la plateforme L.E.S. Musulmans. L’idée était de participer à améliorer l’image des musulmans en France, en montrant les bonnes choses qui se font sur le terrain, en travaillant sur la représentation des musulmans dans les médias et en produisant une communication efficace, sur l’ensemble des projets que nous menons.

Aujourd’hui, il est temps de dresser un premier bilan factuel du travail qui a été initié durant cette année, en partant des seuils de collecte qui avaient été annoncés (rappel : à ce jour, la collecte média a rassemblé 90 906 Euros, sur un objectif de 100 000 Euros).

✔️ Engagement tenu. La Plateforme dispose maintenant d’un kit vidéo complet, avec une caméra professionnelle, un stabilisateur, du matériel son et un ordinateur dédié au montage vidéo. C’est ce matériel qui est utilisé pour produire la plupart des reportages et vidéos que vous retrouvez sur notre site. Comme promis, vous avez également pu retrouver sur nos pages des vidéo-reportages, comme ici lors de la marche contre l’islamophobie ou là, lors du lancement d’un magnifique projet par une association partenaire. Celles-ci viennent compléter les vidéo d’actualités et messages clés, en formats courts, particulièrement adaptées aux réseaux sociaux.

✔️ Engagement tenu. La Plateforme a organisé un projet dédié, justement à la détection et à la formation de personnes inspirantes, pour rendre compte de la diversité des communautés musulmanes et être capables d’intervenir en conférence ou dans des médias : c’est le projet #100VOIX, que nous vous présentions ici et que vous pouvez découvrir , en vidéo. Durant les derniers mois, l’équipe qui coordonne le projet a mené un travail colossal en accueillant plus de 350 candidatures à travers la France et en menant plus d’une centaine d’entretiens, lors de journées dédiées. Les candidats ont ainsi pu être pris en charge et suivre leurs premières formations ; des sessions qui se poursuivront tout au long de l’année 2020. Dans le même temps, l’équipe a également travaillé sur le programme de formation et le choix des intervenants, afin de donner à nos #100VOIX tous les outils nécessaires pour construire un discours, exprimer leurs idées et porter des valeurs qui nous rassemblent, que ce soit au niveau local ou national.

✔️ Engagement tenu. Nous avons le plaisir d’avoir dans notre équipe de communication un vidéaste époustouflant. Il s’appelle Hicham et est disponible à plein temps pour la Plateforme L.E.S. Musulmans. Toujours à l’écoute, brillant, parfait connaisseur du tissu associatif musulman, il a d’abord accompagné la grande consultation menée en 2018, avant de participer à la communication de la Plateforme, puis d’en devenir l’un des prestataires réguliers, en prenant en charge la plupart de nos vidéos et de nos infographies. Par la suite, nous voudrions compléter ce travail par la présence d’un graphiste/motion-designer à nos côtés.

✔️ Engagement tenu. Non seulement nous avons pu recruter dès cette année l’une des meilleures jeunes journalistes, Sonia, qui en plus de ses compétences éditoriales, manie parfaitement les réseaux sociaux et sait gérer la vidéo, mais nous avons en plus le privilège d’être accompagnés dans les débuts de notre média par une journaliste expérimentée et brillantissime, qui coordonne le travail de notre équipe et notre stratégie de communication. Ces recrutements ont pris un temps précieux, car il s’agit là de postes à très forte responsabilité, tant l’enjeu de l’information et de la communication, interne comme externe, a été identifié comme une priorité, lors de la consultation des musulmans menée en 2018 comme par les adhérents de la Plateforme L.E.S. Musulmans.

Vous avez ainsi pu vous-mêmes constater le sérieux, le professionnalisme et la qualité du travail mené par notre équipe de communication qui, d’une part réalise un travail journalistique sur les initiatives de terrain (y compris durant la crise du coronavirus, comme ici ou ) et, d’autre part, développe une communication organique sur le travail et les projets menés au sein de la Plateforme L.E.S. Musulmans. C’est cet équilibre qui définit notre stratégie de communication.

Reste maintenant à atteindre le dernier pallier de 100 000 Euros du budget dans le cadre de ce projet (on dépasse les 90 000 Euros collectés), pour pouvoir louer des locaux et tourner des émissions ou des documentaires de qualité.

Mais que l’on soit tout de suite clairs et réalistes sur deux aspects :

  • Un média de ce type ne peut (ni ne veut) remplacer ou concurrencer une chaîne de télévision. À titre indicatif, le budget annuel d’une « chaîne info » se situe autour de 50 millions d’euros. Il serait tout simplement irréaliste de se positionner sur ce terrain-là, ou d’attendre de la Plateforme qu’elle puisse à elle seule faire jeu égal avec des émissions financées à coup de millions d’euros, même si nous sommes très sereins quant à nos ambitions. Il s’agit plutôt pour nous de développer un média web efficace, qui propose des contenus de qualité, à la fois sur le travail de la Plateforme L.E.S. Musulmans comme sur les dynamiques qui traversent les communautés locales. C’est important de garder ces proportions en tête quand on veut définir des attentes ou dresser un bilan, même si le talent de nos équipes permet de faire des choses magnifiques avec très peu de moyens.
  • Le budget proposé (100 000 Euros) est bien évidemment un budget de lancement, qui doit nous permettre de « donner à voir », ce que peut être une communication efficace, au service des projets et des objectifs choisis par les musulmans eux-mêmes, soit précisément ce que nous faisons, au quotidien. Bien entendu, même si nous avons une gestion extrêmement précautionneuse, il faut ensuite basculer sur des ressources pérennes et durables. Or si l’on veut que les contenus restent gratuits et accessibles au grand public, tout en préservant notre indépendance éditoriale, alors il faut privilégier un financement plus large par l’adhésion à la Plateforme L.E.S Musulmans ou par des dons réguliers.

Voilà pour ce premier bilan, transparent sur tous les aspects du projet média de la Plateforme L.E.S. Musulmans, comme nous nous étions engagés à le faire !

Si vous souhaitez donner de la force à cette initiative, il est encore possible de contribuer ici, ou de devenir adhérents de la Plateforme L.E.S Musulmans, pour soutenir l’ensemble des projets.

Le 29 mars dernier, en pleine crise du COVID-19, la plateforme L.E.S Musulmans lançait le plan #UrgenceJanaza pour aider les familles musulmanes endeuillées à faire face aux changements de réglementation imposés par l’épidémie. Outre la diffusion d’une information claire et régulièrement actualisée sur le sujet, l’une des autres actions a consisté à recenser les carrés musulmans et les pompes funèbres et à les placer sur une cartographie dynamique…les inhumations devant, dans la grande majorité des cas, se faire en France, la démarche était attendue. Tout comme la mise en place d’un accompagnement au cas par cas. C’est pour cette raison que la plateforme a créé une ligne d’assistance téléphonique dédiée aux familles ayant perdu un proche. Et le moins que l’on puisse dire c’est que personne ne s’attendait à un tel afflux d’appels.

DES CENTAINES D’APPELS EN 10 JOURS

Si les bénévoles de la cellule #UrgenceJanaza étaient conscients de l’opportunité et de la nécessité d’un tel plan d’urgence, ils ont tout de même été surpris par l’ampleur de la demande. En moins d’une semaine, la plateforme a ainsi eu plus de 800 appels à gérer ; sans compter les centaines de mails reçus directement sur la messagerie dédiée à cette assistance. Après deux semaines d’assistance, on recense plus de 1500 saisines. Une demande colossale donc, à laquelle répondent quotidiennement les 15 personnes mobilisées, parmi lesquels des imams, des conseillers funéraires et des psychologues. L’équipe se relaie chaque jour afin que les familles aient accès, sept jours sur sept, à une assistance de qualité entièrement gratuite. Tout est mis en œuvre pour que les proches des défunts obtiennent, dans ces moments difficiles, toute l’aide, le soutien et les informations dont ils ont besoin. Les mesures concernant les rites funéraires évoluant chaque jour, sans cette assistance, de nombreuses familles seraient perdues dans le flot d’informations contradictoires.

QUELS SONT LES BESOINS ?

L’équipe qui gère la hotline #urgencejanaza reçoit énormément de questions : d’une part, de personnes qui souhaitent s’informer et se préparer à l’éventualité d’un décès et, d’autre part, de familles désemparées qui ne savent pas comment elles vont enterrer leurs défunts. Même constat sur le terrain : les demandes les plus urgentes concernent l’accompagnement de ces personnes, la mise à disposition d’une information fiable, en temps réel, et d’infrastructures funéraires adéquates.

Les familles endeuillées cherchent généralement à savoir si les lavages mortuaires sont maintenus, vers quelles pompes funèbres se tourner ou si les rapatriements dans le pays d’origine des parents sont encore possibles. Livrées à à elles-mêmes, elles ont souvent un grand besoin d’orientation et de conseil. C’est pour cela qu’au-delà des réponses techniques, la plateforme propose également un accompagnement psychologique. Il est, en effet, particulièrement difficile pour les proches des défunts de supporter la mort d’un être cher et d’accepter que l’inhumation ne se déroulera pas telle qu’ils l’avaient imaginée, dans le strict respect de leurs rites funéraires.

COMMENT LES GENS PEUVENT-ILS AIDER ?

À ce stade, l’équipe d’assistance est suffisamment large pour assurer la continuité de la ligne d’appel et de la boite mail d’information. Mais celles et ceux qui le souhaitent peuvent aider sur trois aspects :

  • Suivre et relayer les informations de la plateforme L.E.S Musulmans sur les réseaux sociaux, afin que les gens soient bien informés et puissent, si besoin, orienter leur entourage. C’est d’autant plus important que de nombreuses fausses informations circulent sur le net.
  • Participer au recensement des carrés musulmans et des pompes funèbres en remplissant le formulaire créé à cet effet, ici.  Ce listing doit nous permettre de disposer d’une cartographie la plus proche et la plus complète possible pour faciliter les recherches des familles endeuillées. Ça ne prend que quelques minutes et c’est une aide précieuse. Voici la cartographie, à ce jour : cliquez ici.
  • Alerter les pouvoirs publics locaux sur la nécessité d’ouvrir de nouveaux carrés musulmans, partout où cela est nécessaire. Si la crise sanitaire que nous vivons actuellement a accéléré ces besoins, il s’agit là d’un enjeu de taille sur lequel la plateforme, et d’autres organisations, travaillaient déjà depuis plusieurs mois/années. Il est urgent d’œuvrer de concert à ce que chaque défunt puisse être enterré dignement, conformément à son choix religieux. Vous pouvez interpeller vos élus sur cette question. N’hésitez pas à en parler à votre maire, député ou sénateur. La plateforme publiera d’ailleurs demain, mardi 14 avril 2020, un outil de mobilisation pour répondre à cette problématique.

D’AUTRES INITIATIVES DU GENRE

À noter que quelques heures après le lancement du plan #UrgenceJanaza, le CFCM a annoncé la mise en place d’une plateforme d’information et d’assistance psychologique et spirituelle destinée aux victimes du COVID-19 et à leurs familles. Cette initiative, très positive, vise également à faciliter la liaison entre les aumôniers musulmans hospitaliers, les imams, les patients et leurs proches. Une démarche plus que bienvenue qui aidera, nous en en sommes sûrs, de nombreuses familles.

L’enjeu est maintenant que nous soyons le plus largement possible mobilisés, pour que notre demande officielle de mise à niveau des carrés musulmans en France puisse aboutir, afin que tous les défunts musulmans puissent être enterrés dignement.

 

Une soirée ciné avec nous, ça vous dit ? 🤗 On espère que oui car, désormais, tous les 9 du mois, nous projetterons un film ou un documentaire en live sur notre page Facebook. L’idée ? Vous proposer des contenus de qualité riches d’enseignement sur l’Histoire et la vie des communautés musulmanes à travers le monde. C’est notre projet #Du9àLécran.

Pour inaugurer ce nouveau rendez-vous mensuel, nous diffuserons ce jeudi 9 avril, à 21h30, le documentaire « Somos Musulmanes » réalisé par Ouissem Satouri, Dhia Ben Naser et Gabriel Marchand. On vous laisse savourer la bande-annonce !

 

Depuis le 16 mars, et la fermeture de tous les établissements scolaires en raison du confinement, l’école doit se faire à la maison. En théorie, la « continuité pédagogique », qui est assurée par les professeurs en lien avec les parents, doit permettre à tous les élèves de poursuivre leur scolarité à distance.  Bon…ça, c’est en théorie. En pratique, tous les enfants ne bénéficient évidemment pas du même accompagnement et des mêmes possibilités de suivi et ce, pour diverses raisons : fracture numérique, parents obligés de travailler à l’extérieur, parents ne parlant pas français, etc. En réalité, les dispositifs mis en place ne peuvent qu’aggraver les inégalités scolaires.

À notre échelle, face à ce constat, nous avons donc décidé d’agir ! Après avoir lancé le plan #UrgenceJanaza pour répondre aux besoins de nombreuses familles endeuillées par la crise sanitaire du COVID-19, nous inaugurons aujourd’hui notre nouveau projet d’accompagnement dédié à l’entraide scolaire.

Conscients des difficultés que rencontrent certains parents qui ont dû mal – et c’est normal – à s’improviser professeurs du jour au lendemain, ou qui sont tout simplement pris par leurs emplois de non-confinés, des bénévoles de la plateforme L.E.S Musulmans ont décidé de les aider.

L’idée ? Mettre en relation des encadrants scolaires bénévoles et des familles qui en ont besoin. Il y a sûrement parmi vous des personnes qui auraient 2h, 3h, peut-être plus à donner chaque semaine. Ces heures sont précieuses tant elles peuvent servir à aider des élèves en difficulté. Nous avons besoin de chacun d’entre vous ! Ce projet, gratuit et ouvert à tous, n’est viable que s’il s’appuie et se nourrit d’une solidarité et d’un effort collectifs.

Nous faisons ainsi appel à toute personne ayant un minimum d’expérience dans le soutien scolaire et au moins un BAC+3,  afin d’accompagner (en ligne, donc) des enfants et/ou des adolescents, du CM1 à la terminale.

Si vous souhaitez bénéficier de cette initiative en tant que parent, voici le formulaire à remplir : https://forms.gle/ECh42ooAKkokMYGz8

Si vous souhaitez faire bénéficier de votre temps, de votre énergie, et participer à ce projet d’entraide scolaire en tant qu’encadrant, voici le formulaire à remplir : https://forms.gle/E8pERPvZv5Mu48oSA

Pour que cela puisse fonctionner, nous comptons sur vous pour relayer un maximum l’information. Tout le monde peut aider, en proposant son aide ou juste en partageant le projet. C’est important !

Enfin, si vous avez des questions concernant ce service, rappelons-le, totalement GRATUIT et OUVERT À TOUS, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : entraide@lesmusulmans.fr

Alors que l’on constate une importante hausse de la mortalité liée au COVID-19, les questions relatives aux funérailles ne cessent d’affluer. Après avoir lancé une cellule de crise #UrgenceJanaza et mis en place une ligne téléphonique dédiée pour accompagner les familles endeuillées, nous avons saisi notre Comité éthique afin qu’il nous renseigne sur les possibles aménagements des rites funéraires en ces temps de crise. Qu’il s’agisse du lavage mortuaire, de l’inhumation ou de l’exhumation, les membres du Comité Éthique se sont efforcés de s’appuyer sur les fouqahas et académies de Fiqh (jurisprudence islamique) pour apporter ces éléments de réponse.

Les avis consultatifs sont accessibles et téléchargeables en cliquant : ici.

Sinon, vous pouvez consulter ces avis ci-dessous :

#UrgenceJanaza : avis consultatifs du Comité éthique

Depuis le début du confinement en France, de nombreuses actions de solidarité ont émergé, notamment au sein de la communauté musulmane. Des citoyens, des associations et des entreprises se mobilisent pour venir en aide aux plus vulnérables et combler les manques de moyens causés par la pandémie du COVID-19. Aide aux courses entre voisins, désinfection des bâtiments, prêts de locaux d’hébergement, dons de nourriture ou d’équipements médicaux aux personnels de santé : la liste des initiatives ne cesse de s’allonger au fil des jours. Lumière sur ces élans de générosité qui donnent de l’espoir. Bien sûr, la liste est loin d’être exhaustive.

AIDE ALIMENTAIRE

On le sait, les personnes vulnérables, les personnes âgées, celles qui présentent des pathologies chroniques ou qui sont en situation précaire et/ou de handicap sont les plus impactées par cette crise sanitaire, à la fois par les risques de contamination mais aussi par les conséquences du confinement. Pour beaucoup d’entre elles, cette période est donc synonyme d’isolement et de difficultés, notamment pour aller faire les courses.

Ummah Charity l’a bien compris. C’est pourquoi l’association a décidé de collaborer avec deux autres structures, 24 carats et Creil Futsal, afin de venir en aide aux personnes les plus vulnérables. Depuis quelques jours, elles proposent ainsi de livrer leurs courses aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer dans la ville de Creil et sa région. Et pour les foyers sans ressources, Ummah Charity s’est également engagée à prendre en charge l’achat de produits de première nécessité.

En Seine-Saint-Denis, c’est l’association Young Charity qui, composée d’une vingtaine de jeunes bénévoles, organise des livraisons de courses, collectes de dons pour aider celles et ceux qui en ont besoin à vivre cette période difficile ou encore les déménagements.

À Argenteuil, l’association des Bénévoles Musulmans a lancé une campagne de solidarité autour du mot d’ordre suivant : « Restez chez vous, ON vient à vous ! ». Depuis, les bénévoles ne cessent de se plier en quatre pour venir en aide aux familles les plus en difficulté : distribution de colis alimentaires gratuits, collectes de dons, etc. L’association a également organisé la récupération et la distribution de masques auprès de l’hôpital et de l’EPHAD d’Argenteuil.

En termes de solidarité, les associations sportives ne sont pas en reste ! À Toulouse, par exemple, Toulouse Rodéo Club Football propose la livraison gratuite de courses à domicile pour les personnes âgées confinées.

LES RÉSEAUX SOCIAUX COMME RELAIS

Comme souvent, les réseaux sociaux servent aussi de levier pour développer des actions de solidarité. Plusieurs challenges ont ainsi été lancés par des associations de terrain. Ummanité, par exemple, a créé le #DrLaporteChallenge. Un moyen ludique d’encourager l’aide entre voisins dans toute la France. Comme ils l’expliquent sur leur page Instagram : « Le challenge est simple : si tu penses qu’un de tes voisins est en difficulté, proposes lui de lui faire ses courses tout en te protégeant toi et les autres grâce au gestes de prévention. Une fois le défi relevé, poste une photo de ton challenge sur tes réseaux sociaux, mentionne le #drlaportechallenge et nomme 3 personnes pour qu’ils puissent le réaliser à leur tour. »

Un autre challenge, lancé par « Les grands Frères et Sœurs de Sartrouville », a pris de l’ampleur ces derniers jours. C’est le #CleanTonHall. Une initiative civile organisée par des jeunes de la cité des Indes, à Sartrouville dans les Yvelines. Ils ont décidé de se mobiliser contre le COVID-19, en préparant des paniers repas gratuits pour les soignants ou encore en participant au nettoyage des halls d’immeuble pour faciliter le travail des femmes de ménage qui n’ont, elles, pas le droit au confinement.

AIDE POUR LE CORPS MÉDICAL

Évidemment, la solidarité s’étend jusque dans les hôpitaux. Pour soutenir celles et ceux qui sont en première ligne, épuisés et en manque de moyens face à la crise du COVID-19, des aides alimentaires et dons de matériels médicaux ont été mis en place, notamment par des lieux de culte. De fait, si les mosquées sont fermées depuis quelques jours, confinement oblige, elles n’en restent pas moins actives.

À Montreynaud, par exemple, la mosquée Al Mustapha a réalisé un don matériel au CHU de Saint-Etienne, contenant des masques, charlottes et combinaisons.

Dans le Vaucluse, la mosquée As-Sunnah du Pontet, s’est engagée, quant à elle, à offrir les services d’un restaurateur et traiteur pour les personnels de santé dans les hôpitaux de sa région.

L’institut islamique La Plume, qui donne des cours religieux et de langue arabe, a distribué plus de 300 masques chirurgicaux à l’hôpital de Valence. Ces masques étaient initialement destinés à leur pôle funéraire, pour effectuer des lavages mortuaires.

Les Jeunes musulmans de Lens ainsi que ceux de Liévin, en collaboration avec le restaurant « Le Classico » organisent des livraisons de repas auprès des services hospitaliers, pompiers ainsi que le SAMU.

Certaines mosquées, comme la mosquée Assalam de Vauréal, font aussi le lien avec les pharmacies. Les bénévoles se mobilisent ainsi pour récupérer les médicaments et les déposer devant le domicile des personnes qui en ont fait la demande. Mention spéciale à cette mosquée qui propose, en plus, de l’aide pour les courses, un soutien psychologique et une cellule d’écoute, et la continuité des relations avec les fidèles par mail ou sur les réseaux sociaux.

À noter que les gestes de solidarité avec les personnels soignants ne se limitent pas à l’aide alimentaire ou aux équipements médicaux. La grande Mosquée de Colmar, El Amal, met ainsi ses locaux à disposition des hôpitaux civils Pasteur. Fermée et vide depuis le début du confinement, ces espaces pourraient en effet servir à désengorger les hôpitaux situés à proximité.

Toutes ces actions de solidarité sont d’autant plus salutaires que le risque d’exposition au COVID-19 est très important et que seul un effort collectif nous permettra d’endiguer sa propagation.

Et vous ? Participez-vous à des actions de solidarité ? Avez-vous vu passer des initiatives que l’on pourrait ajouter à cette liste ?

Dites-le nous en commentaire !