Les membres parmi les fondateurs de la Plateforme vous présentent leurs vœux pour l’Aid el fitr.

Que Dieu accepte de nous notre jeûne, nos prières et nos invocations.

Les RDV du Ramadan continuent avec les imams membres de notre Plateforme:

Aujourd’hui c’est l’imam Eric Younous qui nous fait l’honneur d’un rappel important sur les conditions d’un engagement ferme et sincère au service de notre foi.

Vous êtes coutumiers des polémiques textiles qui visent les femmes musulmanes qui se couvrent les cheveux… Malheureusement cette fois-ci, cela a donné lieu à l’adoption par le Sénat d’un amendement leur interdisant de participer aux sorties scolaires, lors d’un vote où la droite était majoritaire, sans que le gouvernement ne s’oppose fermement à cette mesure liberticide. Compte tenu de la gravité de la situation, tout silence devient coupable. L’examen du texte est prévu cette semaine à l’assemblée. Avec le CCIF, notre partenaire sur les questions d’islamophobie, nous avons convenu d’une action ferme pour faire barrage à cette mesure liberticide :

  • Une action juridique systématique à l’encontre de tout établissement qui se risquerait à exclure des femmes musulmanes, dans toutes les instances où ce sera nécessaire, y compris au niveau européen.
  • Une mobilisation des citoyens (vous les premiers) en direction de leurs députés, afin de leur demander explicitement de voter contre un tel amendement.

Pour être très réalistes : c’est à nous tous sans exception d’agir si on veut d’une part bloquer cette mesure liberticide qui vise des centaines de milliers de maman et, d’autre part, sortir de cette posture de défense et de réaction pour, une fois pour toutes, préserver durablement nos droits. C’est tout le sens de notre action.

Lien vers l’article : Mamans accompagnatrices : la plateforme L.E.S. Musulmans s’oppose à un texte liberticide

Si vous êtes abonnés à nos comptes sur les réseaux sociaux, vous avez déjà pu constater qu’on vous a préparé toute une série d’interventions vidéo et d’articles, ici, pour vous aider à profiter de ce mois béni. Les imams membres de la Plateforme sont aux quatre coins du pays pour partager avec vous ces moments lors de conférences, de veillées de prières, de ruptures du jeûne collectives et sont aussi là pour répondre à vos questions, notamment religieuses. Retrouvez, en intégralité, les vidéos des interventions de nos imams sur notre page Facebook ici.

Dans cette période propice aux dons et à la générosité, nous vous encourageons à soutenir les associations qui font du bon travail, de manière pérenne, à travers des dons réguliers. Quelles que soient leurs activités, la régularité des dons leur permettra de stabiliser leur budget et de mieux planifier leurs projets. Soyez aussi des donateurs exigeants, qui demandent à bien comprendre ce qui est fait de leur argent. Sur ces sujets, notre pôle humanitaire travaille avec une dizaine d’associations spécialisées pour définir les besoins les plus récurrents et y répondre ensuite. La communauté musulmane est l’une des plus généreuse et accomplit des miracles de bonté, malgré les épreuves. Il faut s’en féliciter.

Début des recrutements

La (très) bonne nouvelle, c’est qu’on en est au stade de nos premiers recrutements. Si vous vous rappelez des épisodes précédents, après la consultation des Musulmans menée en 2018, on a pu grâce au comité scientifique identifier VOS priorités, s’agissant de l’organisation des communautés musulmanes. Sur cette base, des groupes de travail ont été créés sur chaque thématique (communication, rites funéraires, hajj, humanitaire, etc.). Ceux-ci ont planché pendant des mois pour déblayer chaque sujet et définir les grandes lignes d’une feuille de route pour améliorer les choses, dans chaque domaine. Dans le même temps, il a fallu structurer les bonnes volontés à 2 niveaux :

  • Pour les associations et les mosquées, un hub collaboratif où les membres peuvent travailler ensemble, échanger des infos, trouver des contacts, participer aux projets.
  • Pour les personnes individuelles, la possibilité d’adhérer, de soutenir financièrement et de devenir bénévoles.

C’est la naissance de la Plateforme L.E.S. Musulmans telle que vous la connaissez, à travers sa création juridique et sa mise en œuvre opérationnelle. C’est à partir de là que vous nous avez rejoint, à travers votre soutien. Bien entendu, le travail bénévole a ses limites et, compte tenu de l’importance des projets menés, il faut professionnaliser l’ensemble. Comme on a été TRÈS économes (nous n’avons pas encore dépensé un seul euro de l’argent que vous nous avez confié), il nous est possible d’enclencher 2 recrutements, sur des postes prioritaires, à salaire minimum : 1 chef de projet, pour travailler avec chaque groupe thématique et faire avancer les choses, avec une planification sans faille et 1 vidéaste/graphiste, pour réaliser des contenus de qualité, des reportages, des sujets vidéo, à disposition des adhérents, des sympathisants et du grand public (si vous souhaitez postuler, vous êtes plus que bienvenus. Il suffit d’envoyer votre candidature à contact@lesmusulmans.fr).

Nous aimerions pouvoir recruter plus de personnes cette année et, si possible, les rémunérer à un salaire plus proche de ce qu’ils méritent ; donc si vous souhaitez participer sur cet aspect ; le plus efficace est de soutenir votre plateforme :

Je fais un don

On fait passer les entretiens dans les semaines qui viennent et ensuite, c’est parti !

Un média par la Plateforme L.E.S. Musulmans

Votre Plateforme s’engage sur un nouveau projet. Il s’agit d’un média pour défendre les musulmans et partager une image plus juste de notre communauté, en produisant des articles, des vidéos, des reportages positifs sur la réalité du terrain.

Fini les experts en Islam sortis de nulle part et les gens qui nous mettent la honte. On veut des porte-parole efficaces sur les plateaux radio/TV. Vous avez compris, on a besoin de VOUS. On a fait une cagnotte ici ⤵ avec toutes les explications:

https://www.cotizup.com/plateformelesmusulmans

La plateforme L.E.S. Musulmans s’oppose à l’exclusion des femmes portant un foulard

« Le Sénat interdit le port du voile lors des sorties scolaires » ; c’est en ces termes que les sénateurs Les Républicains ont affiché leur volonté de stigmatiser une fois encore les femmes musulmanes. Alors que l’amendement voté visait prétendument l’ensemble des signes religieux, l’intention est claire : poursuivre la stigmatisation des musulmans électoraliste des musulmans, pour palier à l’absence de projet politique. Revenons sur l’état du droit :

  • Il n’y a pas de vide juridique. La loi permet explicitement aux parents accompagnateurs lors des sorties scolaires de porter la tenue de leur choix, dès lors qu’il n’y a ni troubles à l’ordre public ni prosélytisme.
  • Le Conseil d’État a déjà statué sur cette question : les mamans portant un voile ne sont pas concernées par la loi sur les signes religieux à l’école.
  • Dans une décision du 9 juin 2015, le tribunal administratif de Nice a rappelé le droit : les parents accompagnateurs lors des sorties scolaires doivent être considérés comme des usagers du service public et ne subir de restrictions relatives à leurs convictions religieuses.

Alors que la France connaît de grandes tensions depuis six mois, que la crise économique et sociale n’a jamais été aussi saillante, des politiciens choisissent de s’en prendre à des femmes, à des enfants et à leurs établissements scolaires : en choisissant d’interdire à des mamans d’offrir bénévolement de leur temps à l’école de leurs enfants, Les Républicains nient leurs droits et organisent plus encore la précarité et l’exclusion d’écoliers qui, faute de personnel encadrant, ne pourront plus bénéficier de sorties scolaires, sans que le gouvernement ne s’oppose à un tel projet avec la fermeté nécessaire.

En conséquence, la plateforme L.E.S. Musulmans et le collectif contre l’islamophobie en France s’opposent fermement au vote de cet amendement à l’Assemblée nationale et demande au gouvernement de marquer clairement son opposition à un tel projet liberticide.

Nous appelons à la mobilisation de chacun pour mettre un terme à cette surenchère islamophobe qui désormais n’affecte plus les seuls musulmans, mais met en péril les valeurs cardinales et la devise du pays. Pour cela, trois actions simples :

  1. L’ensemble des femmes et des hommes politiques attachés au principe de liberté, inhérent à celui de laïcité, peuvent manifester clairement leur opposition à cette amendement contraire aux libertés fondamentales, sans complaisance.
  2. Les citoyens peuvent envoyer un mail à leurs élus locaux, députés et maires, afin de leur signifier leur ferme volonté de les voir marquer leur désaccord. (Retrouvez le contact mail du député dont vous dépendez, entrez ici le nom de votre commune / circonscription).
  3. Toute exclusion de parent accompagnateur doit faire l’objet d’un signalement et donnera lieu à des poursuites judiciaires systématiques, dans toutes les juridictions ou ce sera nécessaire.

La plateforme L.E.S. Musulmans restera mobilisée jusqu’à l’abandon total de cet amendement.

La plateforme L.E.S. Musulmans
www.lesmusulmans.fr
contact@lesmusulmans.fr

Ramadan, c’est le mois du jeûne. Au-delà de l’effort physique que représente la privation de nourriture et de boisson, c’est un exercice spirituel et de dévotion qui est recherché, comme un pur acte d’adoration envers Dieu. Ce mois est l’occasion de renouer le pacte qui nous lie à notre Seigneur et renforcer notre foi en Lui. Une fois le jeûne rompu, Il ne s’agit pas d’abuser du repas servi ou de se priver abusivement, mais de tout simplement manger à sa faim, de bien s’hydrater et de reprendre le contrôle de soi et de son corps. La plupart des jeûneurs observent après quelques jours une adaptation du rythme chrono-nutritionnel, à mesure que leur corps s’ajuste au mois de Ramadan.

Ramadan, c’est le mois du Coran. On oublie souvent de rappeler que c’est le mois béni durant lequel le Coran a été révélé. Les musulmans sont ainsi invités à tisser avec leur livre saint un rapport intense et intime, à travers une lecture quotidienne. Chacun va à son rythme. L’important est de profiter de cette occasion pour découvrir et redécouvrir la Parole de Dieu, tout en effectuant un acte d’adoration, à travers la récitation et la méditation des versets. C’est aussi une opportunité pour les non-arabophones, de découvrir cette langue et d’essayer, auprès des mosquées et des écoles, d’acquérir les bases de la lecture. Celle-ci est facilitée par toutes les prières nocturnes qui ont lieu dans les mosquées, lors du Tarawih.

Ramadan, c’est le mois du partage. Les plus beaux souvenirs de notre enfance sont marqués par les fêtes et les temps familiaux qui les accompagnent, dont les deux Aïd et le jeûne du mois de Ramadan font partie. Un repas familial partagé avec les amis, les voisins et les proches, mais aussi avec les personnes seules de notre entourage, est toujours une bonne occasion de resserrer les liens, de passer un moment convivial mais aussi de se rappeler des bienfaits dont Allah (swt) nous a gratifié. Quelle que soit la quantité de nourriture, pensez qu’il y en a toujours suffisamment pour la partager avec quelqu’un.

Ramadan, c’est le mois de l’apprentissage. Qu’il s’agisse d’apprendre des versets du Coran, d’apprendre à lire, de s’entraîner à mieux contrôler ses pulsions ou encore de découvrir les vertus du don et du partage, ce mois béni est une formidable école et il fait l’objet d’une promesse de Dieu : les démons sont enchaînés et les portes du bien nous sont grandes ouvertes. C’est donc un contexte idéal pour apprendre et mettre en œuvre des choses positives, que l’on cherchera à maintenir ensuite tout au long de l’année, en remplaçant, chacun selon nos efforts, une mauvaise habitude par une bonne.

Ramadan, c’est le mois du don. Cet acte est formalisé à travers la zakaat el fitr, dont chaque musulman (remplissant les critères) doit s’acquitter avant la prière de l’Aïd, destinée à aider les plus démunis à travers une aide financière et alimentaire. Il prend également la forme de dons libres (les sadaqat) à des personnes ou à des causes charitables. Que l’on donne de l’argent, du temps, de la nourriture, un mot gentil ou un simple sourire, il s’agit pour les musulmans d’être de ceux qui offrent quelque chose de bon et d’utile aux autres, conscients que cela les enrichit et les fait grandir, aussi bien humainement que spirituellement.

Il n’est demandé à aucun musulman d’accomplir des actes surhumains, mais uniquement de faire de son mieux, en respectant les règles simples du mois de Ramadan, tout en faisant, à son échelle, quelques efforts personnels pour s’améliorer. Chaque année devient l’occasion de faire mieux que la précédente.

Ainsi, on aura retenu du jeûne plus que la faim et la soif, mais toute la beauté d’une âme tournée vers son Seigneur, qui s’élève et se réforme à travers des actes accessibles et ressort meilleure, jour après jour.

Dans quelques semaines, cela fera un an que nos équipes ont commencé à travailler à ce qui est en train de devenir un moment historique dans la vie des communautés musulmanes en France.

Un an de travail sans relâche au service de toutes celles et ceux qui ont choisi l’islam pour religion.

Un an d’efforts, de rencontres, de séances de travail, de déplacements, de développements informatiques, de formalités administratives, de conférences pour faire avancer un projet qui se dessinait au fil des échanges et des rencontres.

Un an d’analyse, de réflexion, de réalisation, lors duquel des centaines de bénévoles ont contribué à rendre possible un tournant majeur dans l’auto-organisation des communautés musulmanes en France.

Et les résultats sont là. En moins d’un an et sans le moindre soutien politique ni la moindre subvention, nous avons pu, grâce à Dieu et à vos nombreux soutiens :

  • Mener une consultation d’ampleur nationale sans précédent, qui a permis de redonner la parole aux musulmans dans toute leur diversité, rassemblant plus de 27000 participants.
  • Faire un tour de France des mosquées et des associations, dans plus d’une cinquantaine de villes, pour recueillir leurs besoins, leurs propositions, leurs aspirations et leurs expériences, afin de bénéficier de toutes les bonnes idées.
  • Analyser et restituer les résultats de la grande consultation des musulmans, avec un comité scientifique solide formé de chercheurs de l’INED et du CNRS, en les rendant disponibles pour tous.
  • Fonder une plateforme participative, horizontale et ouverte à toutes les structures musulmanes qui le souhaitent, avec un intranet qui leur est dédié, des fiches pratiques, des espaces de dialogue, permettant la synergie des expériences au service des musulmans.
  • Lancer une assemblée des imams, qui aide ces acteurs indispensables du culte musulman, dans toutes les problématiques qu’ils rencontrent :  qu’il s’agisse de leur formation continue, de prises de positions communes, de rencontres ou d’une bourse de l’emploi.
  • Organiser des groupes de travail et préparer des feuilles de route sur tous les sujets importants issus de la consultation. Ces experts qui se sont penchés sur ces thématiques ont identifié les problématiques et ont priorisé les chantiers à mener, afin d’accomplir un travail de qualité qui sera à la disposition des musulmans (sur le halal, la zakat, l’islamophobie, etc) et de ceux qui sont à leur service : mosquées, école privées musulmanes, instituts de formation en sciences religieuse, etc.
  • Appliquer une politique de la main tendue et nouer des relations de respect et de coopération avec plusieurs fédérations, tout en rassemblant plus de 250 structures directement membres de la plateforme L.E.S. Musulmans, toutes tendances confondues.
  • Nous entamons maintenant la suite du plan de développement de la plateforme L.E.S. Musulmans : sur chaque thématique, de manière sérieuse et professionnelle, développer les projets en partant de la base et en adoptant une démarche concrète et méthodique.

Tout ce travail a, jusqu’ici, été accompli de manière totalement bénévole. Il est temps maintenant, grâce à vos dons et adhésions, de doter la plateforme de moyens professionnels, afin de pouvoir réaliser l’ensemble des projets que les musulmans ont demandé dans les meilleures conditions. En appui des bénévoles qui œuvrent déjà depuis plus d’un an, nous ferons appel à des compétences comptables, juridiques, organisationnelles, en passant par la communication et la gestion de projets.

Notre message pour tous les musulmans est simple : rejoignez-nous pour bâtir ce projet par et pour vous-mêmes. Face à ce moment historique, ne soyons pas des consommateurs passifs, mais des acteurs engagés.

 

La plateforme L.E.S. Musulmans, en partenariat avec le Collectif Contre l’Islamophobie en France, a adressé en date du 21 mars 2019 un courrier au Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lui demandant une audience concernant le besoin urgent de sécuriser l’ensemble des 2500 sites musulmans de France, et développer un plan de lutte contre l’islamophobie au vu des dangereuses implications de celle-ci dans notre pays aujourd’hui.

Monsieur le Ministre,

Les communautés musulmanes de France ont été profondément affectées par le double-attentat terroriste qui a visé deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, durant la prière du vendredi. C’est avec effarement que nous avons appris que l’auteur de ce massacre s’était inspiré d’idéologies suprémacistes forgées en France, fréquemment reprises par des personnalités politiques et polémistes de l’extrême-droite française. La banalisation des discours de haine envers les musulmans est d’autant plus inquiétante qu’elle se fait dans une impunité quasi-totale.

Ce constat alarmant s’ajoute au démantèlement récent, par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, de trois réseaux d’extrême-droite qui préparaient des attaques, inspirées par des thèses complotistes à l’égard des musulmans. De son côté, le rapport annuel du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) recense une montée de 52% des actes islamophobes déclarés en 2018. L’urgence grandissante posée par ces chiffres nous forcent à être encore plus vigilants et à procéder à la mise en place de systèmes de protection qui tiennent compte des dangereuses implications de l’islamophobie.

À ce titre, nous saluons votre solidarité à l’égard des victimes de l’attentat terroriste de Christchurch ainsi que votre volonté de renforcer la surveillance des lieux de culte. La sécurité est un droit duquel dépend la liberté de conscience ainsi que la liberté de culte. Aujourd’hui, la France compte près de 2500 lieux de culte musulmans, parmi lesquels seulement moins de la moitié bénéficient des mesures de sécurisation garanties par le fond interministériel de prévention de la délinquance, ou de patrouilles de police lors des moments d’affluence, comme nous avons pu le constater vendredi dernier.

Quelles initiatives entendez-vous entreprendre pour apaiser l’inquiétude grandissante des musulmans de France et restaurer leur confiance ? Face à la menace posée par la hausse des actes islamophobes et la prolifération des discours de haine, il convient de dépasser les mesures de sécurisation ponctuelles, en manifestant un engagement concret et à long-terme contre l’islamophobie.

C’est dans ces circonstances que la plateforme L.E.S. Musulmans, le CCIF et leurs partenaires vous sollicitent afin de demander:

  • Un rehaussement du budget alloué à la sécurisation des sites musulmans afin de couvrir l’ensemble des 2500 lieux recensés en France à travers : l’acquisition et l’installation de matériel de sécurisation, et le déploiement de forces de l’ordre lors de grandes affluences aux abords des mosquées (la prière du vendredi, la période de Ramadan et les fêtes religieuses), en bonne intelligence avec celles-ci.
  • Une convention cadre avec le CCIF afin de développer un plan de lutte contre l’islamophobie et une pénalisation des discours islamophobes sur Internet.

L’islamophobie se construit dans le rejet et dans la haine, et remet directement en cause les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Il est important, dans ces moments, de se positionner sans ambiguïté sur les responsabilités politiques des discours de ceux qui stigmatisent les musulmans, et d’engager des actions concrètes afin d’assurer la sécurité de tous les français.

L.E.S. Musulmans, le CCIF, et leurs partenaires

Le 15 mars 2019, un double-attentat terroriste a visé deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, pendant la prière du vendredi. L’auteur de cet acte de grande violence a revendiqué des convergences idéologiques avec des thèses complotistes imaginées par des intellectuels français de l’extrême droite à l’égard de l’Islam et des musulmans

Bien que les appels à l’unité et à la tolérance ont été nombreux suite à l’attentat, la prolifération des discours de haine à l’encontre des musulmans n’a malheureusement pas ralenti. Le constat est sans appel: la banalisation du discours islamophobe dans les médias et au sein même de la sphère politique de notre pays est un fléau contre lequel il nous faut lutter collectivement.

Heureusement, l’incitation à la haine et l’apologie du terrorisme sont des délits punissables par la loi. C’est pour cette raison que notre partenaire dans la lutte contre l’islamophobie, le CCIF, a lancé une campagne nationale de signalement, réalisable en seulement deux étapes. Le CCIF se met à votre disposition pour porter plainte contre les auteurs des propos que vous aurez signalés.

Si, vous aussi, vous avez constaté des propos faisant l’apologie du terrorisme, ou provoquant à la discrimination ou la violence envers les musulmans: n’attendez plus, signalez-le dès à présent au CCIF. Le processus est simple. Il suffit de:

  1. Faire une capture d’écran des commentaires ou articles en incluant la date de publication, le lien URL de la publication, et/ou l’adresse IP de l’auteur ;
  2. Envoyer ces informations à l’adresse email suivante: contact@islamophobie.com avec l’objet « Signalement – Réseaux sociaux ».

Le pôle juridique du CCIF étudiera vos signalements en trois étapes: la vérification des propos à caractère islamophobe, la selection des propos qui feront infraction à la loi, et l’engagement de procédures judiciaires afin de faire condamner les auteurs de ces propos.

Vous pouvez participer au financement de ces procédures juridiques en contribuant la cagnotte du CCIF prévue à cet effet.